Par Claire Durocher
Lorsque les enfants quittent la maison familiale, c’est un vide parental assuré. Rien ne sera plus jamais pareil.
les espadrilles déjà partis
je m’arrête un instant près du mélèze
témoin de notre histoire
hier encore, on était tous là
à attendre les saisons
à s’émerveiller devant la même fleur
qui revenait chaque année
comme le berger et son troupeau paisible sur la montagne
la famille vibrait à la fanfare des coeurs
on s’était habitué à la respiration de l’autre
ce matin comme un été trop court, les enfants sont partis
ce midi, leur demain les appelle
ce soir un autre membre de la famille s’en ira aussi
c’est la fin d’une époque
la journée meure pour qu’une nouvelle arrive
il en est de même pour la maison familiale
elle revivra avec de nouveaux souvenirs se mêlant aux anciens
nous avons tissé nos joies et nos peines
d’une broderie d’épinettes et de lilas
les enfants sont maintenant ailleurs à faire l’histoire
dans une constellation de réussites, d’espoir et de plénitude
de mon nouveau chez moi
Je verrai l’éclaircie de soleil à travers le brouillard
et je m’adapterai à la naissance d’une ère nouvelle
le moment de mélancolie passé
j’entendrai à nouveau les hymnes à la joie
Beethoven a mis son hymne à la joie en musique
je mettrai le mien en sourire réconfortant pour ceux qui en ont besoin
mais elle est remplie de confiance et d’amitiés
lentement le vent ramènera des odeurs suaves d’antan
et, un jour, tous réunis, on se racontera …
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Quelles belles paroles qui représentent la vie avec nos souvenirs!