Par Claire Durocher
Lorsque les enfants quittent la maison familiale, c’est un vide parental assuré. Rien ne sera plus jamais pareil.
les espadrilles déjà partis
je m’arrête un instant près du mélèze
témoin de notre histoire
hier encore, on était tous là
à attendre les saisons
à s’émerveiller devant la même fleur
qui revenait chaque année
comme le berger et son troupeau paisible sur la montagne
la famille vibrait à la fanfare des coeurs
on s’était habitué à la respiration de l’autre
ce matin comme un été trop court, les enfants sont partis
ce midi, leur demain les appelle
ce soir un autre membre de la famille s’en ira aussi
c’est la fin d’une époque
la journée meure pour qu’une nouvelle arrive
il en est de même pour la maison familiale
elle revivra avec de nouveaux souvenirs se mêlant aux anciens
nous avons tissé nos joies et nos peines
d’une broderie d’épinettes et de lilas
les enfants sont maintenant ailleurs à faire l’histoire
dans une constellation de réussites, d’espoir et de plénitude
de mon nouveau chez moi
Je verrai l’éclaircie de soleil à travers le brouillard
et je m’adapterai à la naissance d’une ère nouvelle
le moment de mélancolie passé
j’entendrai à nouveau les hymnes à la joie
Beethoven a mis son hymne à la joie en musique
je mettrai le mien en sourire réconfortant pour ceux qui en ont besoin
mais elle est remplie de confiance et d’amitiés
lentement le vent ramènera des odeurs suaves d’antan
et, un jour, tous réunis, on se racontera …
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Quelles belles paroles qui représentent la vie avec nos souvenirs!
Merci de votre commentaire. On se rejoint, on partage le même sentiment face à notre vie en famille.
Ce beau texte me donne à réfléchir, »La journée meure pour qu’ une nouvelle arrive. » La vie, elle aussi meure pour qu’une nouvelle arrive et tout recommence.
Une fin représente une renaissance, une continuité avec notre nouveau bagage d’expérience et de savoir. Même si parfois nous avons le sentiment que c’est une perte, il est préférable de le voir comme un changement naturel. Merci de votre commentaire.
les souvenirs ne s’oublient pas, mais malheureusement on ne peut les revivre tels qu’ils nous sont apparus, ……..
C’est pour ça qu’il y a la maxime : on n’a pas une deuxième chance de faire une bonne première impression. La vie se vit qu’une fois, elle est en mouvement de façon naturelle. Merci de votre commentaire.
Très beau texte qui illustre la continuité de la vie avec toutes les expériences, les rencontres, les connections qui deviennent nos souvenirs. Je me souviens avec beaucoup de gratitude. Merci Claire de tous ces mots si habilement mis ensemble.
Merci beaucoup pour votre commentaire. J’aime bien votre mot Gratitude. C’est approprié pour rendre hommage à tous nos souvenirs conservés dans notre mémoire.