Par Claire Durocher
Dans ma tête, il y a un frisson de poésie. Il y a des mots qui dansent, des pensées que je tricote avec un fil d’émotion. Doucement, dans le murmure du moment, un frisson chatouille l’âme. Je vous invite dans ces moments intimes de mon dernier printemps.
Dans ma tête, c’est le temps des sucres. Cette clôture de pierres des champs me rappelle le chemin de la cabane de mon enfance. Je suis de tire et d’odeur d’érable avec un bonheur de printemps dans le coeur.
Dans ma tête, c’est le souvenir des champs au printemps. Je cours pour entendre de plus près le ruissellement du cours d’eau. Dans ma course, je perds mes bottes dans la boue à cause de la succion. Peu importe, comme cet arbre remarquable de la Côte du midi , je suis de soleil et de renouveau en ce début de saison qui enveloppe la terre.
Dans ma tête, c’est la célébration. Je marche dans le boisé encore endormi en ce début de printemps. Nos pas trompent le silence. Tout à coup, j’aperçois des œufs dans un conifère. Leurs couleurs douces me laissent croire que chaque œuf représente une personne ayant fait un geste bienveillant pour moi. Il y en a beaucoup car chaque geste compte, si petit soit-il. Je suis l’étincelle et le reflet de leur gentillesse.
Dans ma tête, c’est la révélation. Cet arbre de la rue Wales ne voulait pas être oublié. Il a transformé sa souche en une magnifique sculpture de bois de la forme d’un arbuste. Ainsi, au fil de l’hiver, le promeneur est égayé par cette œuvre d’art inusitée. Je suis d’altruisme et de combat. Comme cet arbre, je ferai face à l’adversité jusqu’au bout.
Dans ma tête, c’est la rencontre d’une célébrité tranquille. Cette mini borne fontaine sait faire sa place dans le coeur des gens. Elle rayonne discrètement de fleurs et de verdure. Elle n’a pas la prestance de ses semblables du village, mais son charme est indéniable. Je suis de jardins sauvages et de fumet floral. Comme elle, je ne m’identifie pas par rapport aux autres. Je reste moi-même, car personne ne peut prendre qui je suis.
Dans ma tête, c’est l’allégresse à la vue de ces boutons floraux ouvrant leurs petites fleurs roses pâles. Ils réjouissent la vision et capturent l’odorat. Que ce soit au village ou dans la forêt d’à côté, la nature affiche son œuvre d’art. Je suis de fragrance de pommetier. Je suis le résident émerveillé dans son propre village.
Dans ma tête, c’est l’irrésistible séduction face à cette vue magnifique de la rivière du Nord. Elle apporte parfois ses orages ranimant la solidarité de la population. Elle a ses oasis où les résidents pêchent et pique-niquent. Elle a ses quais reliant la terre et l’eau. Et, sur sa rive, depuis 20 ans, une famille aimante accueille tous et chacun dans son Resto-Bar Pizza 3000. Ces personnes sont dignes de mon appréciation. Je suis de convivialité et de gratitude pour ces citoyens qui gardent vivante la communauté.
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Claire- Tellement de belles photos relaxantes qui font réfléchir sur la vie!
Merci beaucoup de votre commentaire. Quand on regarde la vie dans sa simplicité, elle enjolive notre vécu.
Belle façon de décrire ton village natal. Tu réussis vraiment à le mettre en couleur. On s’y imaginerait presque. 🙂
Merci beaucoup. je n’avais pas vu ça comme ça, mais c’est vrai qu’en mettant chaque élément ensemble, ça donne la beauté du village.
Quelle poésie dans tes textes ,…………j’adore
Merci beaucoup. Je suis heureuse de pouvoir partager ces ressentis avec vous.