“Il n’y a pas de WI-FI en forêt,
mais je vous assure
qu’il y a une excellente connexion”

Alain Deneault

Par Claire Durocher

J’entre dans la forêt. Elle n’a qu’une seule couleur. Je me sens piégée car je suis habituée aux stimulations des couleurs et des formes. Puis, je regarde avec des yeux nouveaux. Ce n’est pas si monochrome finalement. La forêt a déposé ses beautés dans un amalgame de verts différents.

Une femme sous la canopée

J’avance dans la forêt au pied du volcan Arenal, et me voilà plongée en pleine jungle. La vie intérieure de la forêt est incroyable avec ses sons et ses jeux d’ombres. Chaque détail a son importance. Je me rends compte que je piétine le sol près de petites fourmis qui transportent inlassablement de grosses feuilles vers leur fourmilière. On les surnomme les coupeuses de feuilles. Ici, je suis chez elles au coeur de cette forêt magnifique.

Je prends mon temps. J’observe, je respire au même poumon que la forêt. Puis, une petite grenouille au corps rouge et aux pattes bleues surgit doucement. Une oophaga pumilio, nommée Blue Jeans ou grenouille des fraises dans le jargon populaire. Elle fait à peine 2 cm de longueur et sa petitesse ne l’empêche pas d’être vénéneuse. De plus, vaut mieux faire gaffe parce que son prédateur est le serpent…. peut-être rôde-t-il dans les alentours.

grenouille rouge

Je me laisse imprégner par la nature. J’oublie que je suis dans l’intimité des animaux de la jungle jusqu’à ce qu’une grenouille vienne me narguer. Elle se demande sûrement ce que je fais chez elle. Selon National Geographic cette dendrobate doré peut faire jusqu’à 4 cm de longueur. Elle aurait « une capacité cognitive sans précédent chez les amphibiens avec un cerveau capable de créer et de modifier une carte mentale des alentours». Ainsi, elle retrouve ses œufs et son chemin sur la litière forestière. Respect madame la grenouille !

Bien dissimulée dans le tapis forestier, je discerne une mini iguane. J’aimerais bien lui parler, mais elle est craintive. Elle a raison, on ne se connaît pas. De toute façon, ses griffes et son instinct lui permettront de s’éclipser en cas de danger. Le sous-bois, quel garde-manger intéressant pour cet herbivore avec toute cette verdure. C’est également une bonne cachette pour fuir les touristes qui affluent à la découverte de la biodiversité costaricaine. Depuis plus d’une décennie, le pays protège ses écosystèmes naturels.

une petite iguane cachée dans les feuilles

Un bruissement dans les feuilles, je lève les yeux et, surprise, un écureuil saute de branche en branche. Il est incognito, personne ne le remarque car il n’est pas une icône recherchée par les touristes. Peu importe, combien il s’amuse dans cette forêt luxuriante.

C’est un privilège d’être dans cette biodiversité fièrement conservée par le peuple costaricain. C’est une source de joie durable.

Pendant que je rêvasse, j’entends un toucan jubiler sur sa branche. Il est heureux dans sa forêt. Son cri rauque retentit. J’ai l’impression que toute la forêt s’accorde au chant de cet oiseau emblématique du Costa Rica.

La beauté ne s’explique pas, la beauté c’est ce qu’on éprouve. Voir ce paresseux descendre de l’arbre m’émeut au plus haut point. Dire que ses ancêtres étaient des mammifères géants qui ont contribué à la sauvegarde de l’avocat en dispersant leurs graines. Ils étaient les seuls capables de digérer les grosses feuilles de l’avocat.

La lenteur du paresseux lui permet d’économiser ses dépenses énergétiques car sa nourriture contient peu de valeurs nutritives. Il est le symbole de la Pura Vida des Costaricains. Son mode de vie simple rappelle de profiter de la vie et de rester en harmonie avec la nature.

Je termine ma journée au restaurant. L’air frais creuse l’appétit, mais je dois manger face à cet oiseau. Il cherche à me distraire pour s’empiffrer à même mon repas. Attention, c’est un un vrai pique-assiette celui-là.

un oiseau sur une chaise autour d'une table dans un restaurant

Note : Je vous invite à consulter le magazine virtuel « MAG506 » qui publie de nombreux articles intéressants dans tous les domaines sur le Costa Rica. Entre autres, ces deux articles sur le paresseux.

https://mag506.com/lhistoire-des-paresseux-remonte-a-45-millions-dannee/

https://mag506.com/10-faits-incroyables-concernant-les-paresseux/

Note: Lorsque vous laissez un commentaire, votre adresse de courriel ne sera pas publiée sur le blogue. Elle restera confidentielle.

6 Comments

  • COREY dit :

    Bravo Claire, je sais comment longtemps vous avez essayez de poster des vidéos et finalement voilà. Je suis fière de vous. Continue à t’améliorer.

    • Claire Durocher dit :

      Merci beaucoup. C’est vrai que la technologie demande certains apprentissages. Comme vous dites mission accomplie. Lorsque c’est possible, la vidéo est une valeur ajoutée montrant l’ambiance lors de l’événement. J’espère pouvoir m’en servir davantage.

  • Suzanne Pagé dit :

    Je n’ai malheureusement pas réussi à over les vidéos! Le texte est génial come d’habitude ma belle Claire!

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