Par Claire Durocher

Tu t’en es allé comme une poudrerie d’hiver. Les étangs préparent déjà leurs narcisses et leurs roseaux, mais tu ne réponds pas.

Il est vrai que le pays a grandi depuis le temps où tu rêvais de faire l’espoir de demain avec une grenouille dans le fond de ta poche. Je ne peux pas penser à toi dans une limite de temps, où es-tu ?

Toi, c’est toi avec ta peau, tes chuchotements dans mes oreilles. Combien mon âme aimait rêvasser dans le creux de tes mots. Je regarde le film de nos souvenirs… seule dans une pièce. Mes larmes tamisent la lumière ambiante.

J’ai tellement envie de te parler. Personne mieux que toi capte mes pensées.

On ne peut pas imaginer Radio-canada sans Bobino. On ne peut pas imaginer des enfants sans Fanfreluche. On ne peut pas imaginer des vêpres sans Moody Blues. On ne peut pas imaginer un hiver sans poudrerie. Je ne peux pas m’imaginer sans ton étoile. Mais tu es maintenant l’étoile de la nuit flottant dans la noirceur du ciel, comme un réverbère éteint.

un réverbère éteint dans un banc de neige

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