“J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable.
Antoine de Saint-Exupéry
On ne voit rien. On n’entend rien.
Et cependant quelque chose rayonne en silence.”
Par Claire Durocher
Du sable et encore du sable. Le jeep se tricote une voie dans le désert. J’ai l’impression de marcher avec l’horizon. Tout à coup, j’aperçois le Dubai Camel Hospital. Ma surprise est grande. Le désert n’est pas si vide que ça finalement.
Juste à côté, une piste de courses pour dromadaires.
Les courses font partie des traditions comme un patrimoine festif. Le savoir-faire est transmis de génération en génération. Le bien-être de l’animal est assuré par une nourriture équilibrée, un entraînement en groupe, des soins vétérinaires et une douche tous les jours.
Faut voir la frénésie dans le camélodrome les jours de courses. Une trentaine de dromadaires sont sur la ligne de départ à l’ouverture des portillons. Les propriétaires suivent avec leur véhicule sur une piste parallèle. Avec leur télécommande, ils contrôlent les robots servant de jockeys. Les robots remplacent les cavaliers pour éliminer les risques de blessures en cas de chutes. Le dromadaire adulte peut courir 50 kilomètres par heure.
Le peuple du désert a décidément des coutumes uniques.
Les bédouins se battent avec le sable dès que le vent se lève, dit Rachid Boudjedra.
Je suis chanceuse. C’est une belle journée, pas de tempête de sable qui cacherait la beauté de cet oasis qu’est Al-Aïn. Plusieurs sources souterraines lui donnent des airs d’émeraude brillant au milieu des dunes. Comment définir le parfum d’Al-Aïn fait d’arômes de palmiers, de vent et de soleil ?
Al-Aïn est une ville désertique avec ses couleurs de sable et avec plus de la moitié de la population ayant des origines émiriennes. Plusieurs habitants travaillent à Abu Dhabi et reviennent à leur villa (ferme) pour la fin de semaine. Il n’y a pas d’immeuble, mais il y a ce fameux marché de dromadaires aussi appelés chameaux d’Arabie.
Les dromadaires sont dans des boxes donnant l’impression de «cité pavillonnaire pour camélidés».
L’eau et la nourriture sont facilement accessibles pour chaque animal.
Le marché vibre comme une métropole à l’heure de pointe. Les éleveurs et les commerçants marchandent vêtus de leur dishdasha blanc. Les discussions sont animées. Les prix varient selon le type de dromadaires pour la course, la viande ou le lait. Personnellement, c’est le chocolat au lait de chamelle qui m’intéresse.
Au milieu d’un désert que je croyais vide, je découvre la vie du peuple du désert. Des rires comme le timbre voilé d’un nay flottant au-dessus des dunes. Des intrigues, un hôpital pour dromadaires, une piste de courses et des palmeraies montrant l’ingéniosité de ce peuple domptant son environnement. En prime, des salons colorés pour prendre le thé et manger des dattes en écoutant les histoires du quotidien.
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Merci! Très intéressant avec de magnifiques photos.
Merci beaucoup pour votre commentaire. Je suis contente que vous ayez aimé cette excursion au milieu du désert.
Merci de partager ce merveilleux voyage Claire! Tellement intéressant. Nous sommes allées au zoo de Toronto il y a 2 semaines et on a vu 4 chameaux mais on n’avait aucune idée de la façon dont les dromadaires vivaient.
Avec plaisir. C’est toujours intéressant d’apprendre de nouvelles connaissances, surtout dans des domaines qui sont loin de notre réalité.
Le chocolat au lait de chamelle eh? Hihihi Je te comprends, j’avais bien hâte d’y goûter aussi. 🙂
Finalement, c’était bon. Une découverte savoureuse au milieu du désert.