“Ce n’est pas de pays qu’il faut changer, mais d’âme.”
Sénèque
Par Claire Durocher
Les fameuses camionnettes Volkswagen des hippies sur les routes du monde sont célébrations historiques dans ma mémoire. Elles sont le récit de personnes cherchant à ouvrir leur esprit pour devenir de meilleures versions d’elles-mêmes. Elles sont signes que les valeurs humaines sont planétaires. Voilà certes, un des héritages des hippies.
Les hippies ne font pas de luttes politiques. Ils prônent une manière de vivre en harmonie avec la nature et avec son prochain, et non une manière de diriger les peuples. Ils ne veulent pas remplacer les dirigeants. Ceux-ci ne devraient pas se sentir menacés par l’approche non traditionnelle d’un système social.
Je suis si triste de voir que les statuettes de Bouddha sont devenues un élément du décor matérialiste, tout ce que l’enseignement de Bouddha n’est pas. Je viens de lire une contre-définition de six mots usuels qui m’amène vers une réflexion inhabituelle. Ces définitions font référence à l’industrialisation.
Premier mot :
«valeur : on calcule la valeur d’une personne ou d’une chose en fonction de la richesse qu’elle rapporte à l’individu qui la possède».
Deuxième mot :
«environnement : obstacle à contourner dans une course aux profits».
Troisième mot :
«économie : jouet des politiciens pour arriver à leur fin».
Quatrième mot :
«citoyen : l’usage moderne tend à privilégier les mots contribuable, consommateur ou client».
Cinquième mot :
«capital : moyen de production qui donne à l’individu qui le détient le droit d’exploiter la force de travail, donc capital humain».
Sixième mot :
«bourse : casino virtuel à l’échelle mondiale où les participants spéculent sur les pertes d’emploi et les catastrophes naturelles».
Heureusement, les préoccupations si chères aux hippies pour les causes sociales et environnementales sont encore d’actualité. Elles sont exprimées différemment car il faut s’adapter à son époque.
Pour moi, hippie est signe de beauté, d’amour, d’honnêteté et de ravissement. Le nombre de personnes et non la violence sont une force pour changer les choses en profondeur. Malheureusement, le plus grand échec de ma génération est de ne pas avoir stopper les multinationales qui engouffrent les petites entreprises, celles-ci étant le coeur de chaque communauté.
Ceci étant dit, comment faire la transition pour assurer le bien-être de la génération actuelle et celle à venir? Le film «Demain» de Cyril Dion et Mélanie Laurent montre des solutions réalistes et déjà en place dans certains pays dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, l’économie, l’éducation et la gouvernance. Le film a été un déclencheur pour de nombreuses initiatives répertoriées dans le documentaire «Après demain».
Qui a dit : La civilisation ne doit pas rendre impossible les rêves?
Ceci est le deuxième et dernier article sur mon époque hippie et son influence.
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Vraiment bien expliqué!
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