Par Claire Durocher

Octobre, déjà l’hiver s’est installé au nord du 60 e parallèle. Le glace brille comme quartz sur le bord des toits. La neige blanchit le paysage.

Je commence mon périple vers la communauté de Churchill aux abords de la Baie d’Hudson. Chemin faisant, un ours noir broute près du terminus d’autobus, au milieu d’un boulevard du Grand Sudbury. Bon départ.

Je continue ma route vers Winnipeg, puis vers Thompson un peu plus au nord du Manitoba. Je suis remplie de hardiesse, bientôt je serai à Churchill pour retrouver ma trace.

Une femme devant un monument d'ours polaire

À mon arrivée à l’aéroport de Thompson, je me sens comme un personnage de roman. Ce que je vois est si inattendu. Les bagages s’entassent dans la seule salle de la petite habitation servant d’aérogare. Un seul scanner … chacun son tour, les passagers d’abord, puis les bagages. Un seul espace, une seule scène où tout va se jouer dans les prochaines minutes.

Direction toilette avant l’embarquement, elles sont à l’extérieur, bonne chance! Le thermomètre affiche sous zéro.

Comme une maison mobile pour aéroport

Au bout de la piste, j’aperçois le petit avion dans lequel je m’apprête à traverser les 400 kilomètres qui me séparent de Churchill. Je n’en crois pas mes yeux. C’est comme un avion cigare.

La surprise passée, j’ai l’impression qu’une lumière tire sur moi comme l’appel du Nord!

Durant l’envolée, j’assiste au lever du soleil. En fait, pas trop certaine de ce qui se passe. Le rouge du soleil est transparent, une douceur parfaite. Mais, je dois regarder vers le bas pour voir le soleil, comme s’il se cachait sous l’avion. Ceci est vraiment étrange.

Je me dirige vers des territoires sauvages. Churchill a pour frontière autant la mer, que la forêt boréale, que la toundra!

Qu’importe, d’un seul trait, le soleil du matin colore tout le ciel.

Des passagers à l'intérieur d'un très petit avion

Du haut des airs, quelques nuages se pointent de façon intermittente. Avec la vitesse de l’avion, j’ai l’impression qu’ils viennent ramasser mon âme pour la faire glisser mélodieusement au rythme de notre envolée.

Dessin d'étoiles filantes sur une portée de musique

L’atterrissage est spectaculaire, l’avion glisse de côté sur le sol gelé et s’arrête de lui-même. Le pilote parle d’un atterrissage réussi…

Un avion sur une piste d’atterrissage enneigée

La réalité séduit mon rêve. Le Nord, ce n’est pas la maman ours promenant son ourson sur la banquise. Le Nord, c’est un paysage de marécages à travers les eaux mi-gelées et les terres. Quelques animaux sauvages de l’Arctique font leur ronde quotidienne.

Paysage désertique en Arctique

Un temps d’apprivoisement de la culture locale. Churchill, là où les bruits sont comme une musique révélatrice de la personnalité de cette ville du Nord canadien.

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