“... l'homme s'intéresse surtout à son semblable,
Vidal de La BlachePrincipes de géographie humaine,1921
et dès qu'a commencé l'ère des voyages,
c'est le spectacle des diversités sociales
associé à la diversité des lieux
qui a piqué son attention.”
Par Claire Durocher
Tout est possible, tout est unique, chaque seconde est un siècle parce qu’on veut la savourer pour l’éternité. L’instant parfait.
Cette section du blogue, Là où, vous transporte où la vie devient les quatre saisons par les créativités de l’humain. Parfois c’est si inusité qu’on a juste envie du silence. Le silence avec soi-même pour mieux sentir, toucher ce qu’on voit, goûter ce qu’on apprend. C’est un mouvement de quiétude, de tumulte, de séduction, de fascination. C’est déroutant, drôle, étrange, inattendu et surtout durable. C’est un choc culturel.
Ainsi tout devient source de pureté renouvelée. La création imaginaire devient réalité. Elle est issue de la créativité d’une personne, d’un groupe.
Un plaisir exaltant, mais aussi une nécessité de développer ma capacité d’adaptation, d’être émerveillée, de comprendre. C’est une mise à l’épreuve pour communiquer et apprendre, pour donner et recevoir. Le plus important est de garder ma fidélité. Je dois croire à l’authenticité de ce que je vois et des personnes sur ma route.
Je marche dans ma vie comme dans une grande aventure humaine. Je mets en valeur les acteurs de la préservation de la planète. J’explore des sites incitant à revoir notre démarche sur terre. J’aimerais que mes connaissances servent d’inspiration pour de meilleures pratiques dans notre quotidien. J’aspire à ce que l’on accorde de l’importance à la personne plutôt qu’au profit. J’ai à coeur que chaque personne puisse faire des choix éclairés en voyant les possibilités et les conséquences de chaque geste. Je souhaite que chaque personne caresse un sentiment d’appartenance à l’humanité. J’ai foi en ce que chaque personne s’engage dans son quartier pour promouvoir le bonheur réel et non la beauté du pouvoir matériel.
Déjà je m’entraîne à la reconnaissance, à offrir en cadeau des bouts de mes découvertes. Dans cette odyssée, la route n’est pas fixe. Il n’y a pas de destination ni physique, ni mentale. Je change selon mes nouvelles découvertes, mes envies. Le mouvement, que j’aime ce mot qui m’apporte toutes ces nouvelles connaissances. Il n’y a que dans le mouvement que je trouve ma stabilité.
La recette magique est comme m’a dit un jour mon fils : Tu as une écoute rare et un bon sens de l’analyse. Mis avec ton vécu et ton humilité, cela fait de toi un morceau important dans le grand roman collectif de la société!
Chaque continent a ses couleurs, ses actions. Chaque endroit a son coup de théâtre! Colorée, inattendue, la vie devient une œuvre d’art.
Tel le théâtre dans le cimetière! L’idée est d’apprendre l’histoire des Canadiens-français et des patriotes comme Louis Riel, à travers les pierres tombales d’un cimetière. Ce lieu culte à Saint-Boniface retrace la vie des expéditeurs de la première heure du Dominion du Canada, une fois que les colonisateurs aient écarté les Amérindiens qui habitent les terres depuis des millénaires. L’engagement sans limite des patriotes prend tout son sens.
L’expérience moderne de ce théâtre dans le cimetière se termine au couvent des Ursulines pour déguster le thé et le pet de sœur. Une idée de génie! On y raconte les péripéties des coureurs des bois qui partaient des rapides de La Salle à Montréal et montaient jusqu’à Winnipeg. Les religieuses voyageaient dans les canots des coureurs des bois. Une décision audacieuse.
Un coup de théâtre aussi telle la chiva de la route de la montagne à Baños de Agua Santa. Un moyen de transport avec ses teintes apparaissant insolentes au milieu de la forêt tropicale. C’est comme une façon d’arborer son pavillon à travers des arbres centenaires et des cascades toutes plus belles les unes que les autres. La chiva colorée rappelle tous les moments immortalisés par des couleurs : bleu du roi, couleur blé d’or, et, à la Anatole France j’ose dire des manteaux couleur du soleil, couleur de la lune et couleur du temps.
Les coups de théâtre sont aussi le bateau transporté du fleuve à son repos d’hiver. Ou encore cet invraisemblable pont à bateaux en Allemagne. Comme un viaduc maritime improbable traversant la rivière Elbe. Une œuvre d’ingénierie aux confins de l’impossible comme ses quelques autres semblables à travers le monde. Ce n’est ni un train, ni un véhicule, mais bien un bateau qui circule sur cette route d’eau. On dit que celui de Magdebourg symbolise la réunification de l’Allemagne de l’Est avec l’Allemagne de l’Ouest.
L’humanité est là où les formes sont coutume et art, là où les richesses vibrent au son du coeur. Il suffit de retenir son souffle l’instant de remarquer et de protéger ce qui est. Il s’agit de s’imprégner du moment d’exception. La monotonie s’est enfouie sous la créativité. Tout a un sens, une profondeur. Tout est un trophée planétaire.
Gardons les yeux ouverts, sinon:
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