Toi rencontré dans la brume telle une lumière insaisissable

Toi émergé de la terre lointaine
qui as appris à aimer jour après jour
qu'on a appris à vivre jour après nuit

Toi mon petit fil de gentillesse, d'encouragement
qui ravives nos fous rires
qui me faisais voir que tout est possible

Toi qui transformais les querelles des vivants en humour
la vie n’avait pas de lourdeur
les doutes étaient prétextes aux philosophies réinventées

Toi seul dans la solitude de la mer
livré aux mouvements de ses eaux calmes et effrénées
toi que j’aime tant

Je reste longtemps sur le quai
le bord de l’eau ranime nos glissades en traîneau sur la colline
et chaque lever du jour où tu buvais ton café noir ébène

Mon rêve s’évapore
le temps est si éphémère
le bonheur puéril n’est que seul réconfort

Tes dix ans d’exil ont assombri ma vision
je ne sais plus si je suis là ou sur la mer avec toi
je ne trouve plus les amarres

Je voudrais à nouveau te voir réapparaître de la mer
courir avec toi sur les rochers
et fouler le sable mou des plages désertes

Je veux rester au bout du quai
l’eau attendrit ma tristesse
le vent me raconte tes mots

Si Jonathan Livingstone le goéland m'était conté
j'imaginerais cette amitié harmonieuse entre nous
toi mon frère

plusieurs photos d'un homme

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