Par Claire Durocher

Les saisons habitent notre campagne. Elles nous parlent des travailleurs de la terre qui, à Saint-André-d’Argenteuil, cultivent les champs de génération en génération. L’agriculture occupe près de 72 km2 de la surface de la communauté, soit 75% du territoire. Ceci comprend des boisés tels des érablières. 

 

une femme dans une étable

Ces passionnés de la terre savent lire dans le ciel pour connaître la météo. Ils regardent la direction du vent pour mieux produire la nourriture de la population. Sans agriculteurs, l’humanité serait une église sans clocher. Sans le travail des cultivateurs, il manquerait un grain d’orge à la terre, une goutte d’eau à la rivière, une brise dans les arbres. Les sécheresses s’improvisent de plus en plus en voleur de récoltes. Mais, les caprices des saisons sont surmontés. Les céréales mûrissent et les légumes arborent leurs couleurs qui donnent l’eau à la bouche.

un champ prêt pour les récoltes

Pour les cultivateurs, il y a aussi la finesse des décisions pour arriver à une agriculture durable et responsable. Un grand combat s’improvise, la mondialisation. Dans ce grand cercle économique moderne, les fermiers de famille apparaissent comme de petites lampes ternies dont on voit à peine la lumière en raison des grands propriétaires terriens qui font office de soleil et de pluie. La lutte contre les intempéries se transforme en lutte sociale. La croissance des grandes entreprises serait-elle un choix politique? L’argent serait-il l’instrument du désordre? Quel sera l’impact de l’industrialisation de l’agriculture sur la communauté?

arbre mature au milieu d'un champ

Peu importe les choix passés et à venir, c’est à la meunerie du village que tous se rencontrent pour jaser. Bâtie en 1965, la meunerie est un poumon important dans la vie quotidienne. C’est que les agriculteurs se rencontrent pour leurs achats. Il y eut un temps, où les cultivateurs apportaient leurs grains pour les faire moudre selon des recettes personnalisées. Il y eut une époque, paraît-il, où la veille de Noël, les cultivateurs prenaient un ptit coup en catimini, histoire de célébrer une année bien remplie.

la meunerie du village

Aujourd’hui, Le campagnard offre toujours des produits agricoles et horticoles aux villageois. Les saisons apportent toujours les pluies d’automne, les chaleurs de l’été, le reverdissement du printemps et l’appel au repos de l’hiver. La citrouille traditionnelle d’octobre, signe d’une récolte abondante et de fin de saison, sera bientôt exposée. En attendant, la moisson fait entendre les cigales dans les champs. Le bonheur est au rendez-vous, ici à Saint-André-d’Argenteuil.

citrouille d'Halloween au bord d'un champ

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